Pour l’exposition LE BANQUET, LA GALERIE D’EN FACE s’associe une seconde fois avec AGATHE HELION qui présente la création de FLORIAN SCHNEIDER. Autour d’une table dressée à la façon des banquets de la Renaissance, la galerie de portraits de l’artiste nous invite dans une intériorité toute contemporaine qui vient dialoguer avec la Haute Epoque.
Ce rapprochement n’est pas fortuit. Florian Schneider est un peintre numérique. Entendez par là qu’il conserve le geste pictural mais manie un pinceau virtuel. L’immatérialité sensible de la touche donne à voir une texture d’image que l’objectif de l’appareil photographique ne pourrait saisir.
Ses portraits sont une nouvelle déclinaison de traditions plus anciennes. Tout d’abord celle des primitifs flamands du XVe siècle reprise par des peintres italiens comme Le Pérugin.
Ces nombreuses sources ne doivent pas occulter les innovations de son oeuvre résolument contemporaine, sans autre influence que son propre imaginaire. Il y une étrangeté dans ces personnages, Gina D., Béatrice C., Catherine II - qui nous menacent de déshumanisation. Florian Schneider recrée, un être vivant de synthèse aux couleurs d’une Arcadie numérique. La monumentalité de ses oeuvres nous plonge dans une chair irréelle et pourtant si proche de la nôtre.
Ce Banquet rappelle que les artistes d’aujourd’hui s’inspirent toujours de leurs prédécesseurs et qu’un décor classique se mélange à merveille avec la création la plus novatrice.